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Présidentielle 2027 : l’économie de l’impact face au défi de la cohésion sociale

22/07/2026

À l’approche des échéances de 2027, le positionnement du monde économique face aux tentations du repli identitaire suscite de profonds débats. Contre l'illusion d'une neutralité de façade, des figures de l'entrepreneuriat engagé appellent à une résistance lucide. Pour Soqo*, l'enjeu dépasse le cadre politique : il s'agit de défendre un modèle de société inclusif et ouvert, conditions indispensables à la pérennité et à la résilience de nos entreprises.

Présidentielle 2027 : l’économie de l’impact face au défi de la cohésion sociale

Le piège de la normalisation pour les dirigeants économiques

Alors que l'échéance présidentielle approche, une partie du monde des affaires semble tentée par une forme de neutralité bienveillante vis-à-vis des extrêmes. Pourtant, comme le rappelle Pascal Demurger (MAIF, Impact France) dans sa récente tribune au Monde, ce rapprochement est « une erreur tactique majeure autant qu’une illusion politique ». Pour le coprésident du Mouvement Impact France, l'ambition est désormais de faire entendre un patronat progressiste, capable de répondre aux défis économiques, sociaux et environnementaux.

Pour le coprésident du Mouvement Impact France, l'ambition est désormais claire : faire émerger une alternative solide aux organisations patronales traditionnelles. Dans un contexte marqué par des tensions accrues, il affirme : « Cette voix est plus que jamais nécessaire. Cette confiance nous oblige à poursuivre et amplifier cette dynamique pour faire entendre un patronat progressiste, capable de répondre aux défis économiques, sociaux et environnementaux » (Source : Carenews).

Cette tentation de la normalisation n’est pas nouvelle, et l’histoire invite à la plus grande vigilance. Dans L’Ordre du jour, Éric Vuillard décrit comment, dans l’Allemagne des années 30, certains grands industriels ont fait le choix d’alliances politiques motivées par des logiques de stabilité à court terme. Sans chercher à établir de parallèle simpliste, cet épisode historique rappelle une chose essentielle : lorsque les considérations comptables prennent le pas sur les principes démocratiques, les conséquences fragilisent durablement les équilibres sociaux.

Pour les entreprises comme pour leurs dirigeants, la question n’est donc pas seulement tactique. Elle engage une responsabilité plus large : celle du modèle de société auquel ils contribuent.

L'impact social et environnemental comme boussole face aux fractures

Pour les acteurs de l’économie de l’impact, la neutralité n’est plus une option lorsque les fondements de la cohésion sociale et la survie de nos écosystèmes sont menacés.

Le mouvement Impact France porte une vision où la performance économique est au service de l'humain et de la planète, une philosophie aux antipodes du repli identitaire.

Amir Reza Tofighi, Président de la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises) et défenseur de l’entrepreneuriat engagé, rappelle que l'entreprise est le socle de la stabilité du pays. Pour lui, le rôle des patrons dépasse la simple gestion comptable :

"Sans entreprises solides, il n’y a ni emplois, ni croissance, ni cohésion sociale."

(*Source : BFM Business)

Considérant les chefs d'entreprise comme des "bâtisseurs de la nation", il martèle que toute alliance avec des mouvements prônant la division est un non-sens : on ne construit rien de pérenne sur une société qui se fragmente. Là où l’extrême droite propose le repli, l’économie de l’impact oppose des actions concrètes :

  • La cohésion sociale : Transformer le lien social en moteur de stabilité via le partage de la valeur (intéressement, actionnariat salarié) et des programmes d'inclusion qui brisent les silos.
  • La transition écologique : Anticiper la raréfaction des ressources pour garantir la viabilité de nos modèles grâce à l'économie circulaire et aux chaînes d'approvisionnement locales.
  • La coopération territoriale : Déployer le mécénat de compétences et des partenariats durables avec les associations pour rebâtir la confiance là où l'action publique recule.

Des leaders engagés pour un futur durable et ouvert

Chez Soqo*, notre mission est d'accompagner les entreprises dans la conception de projets à fort impact. Notre expérience terrain nous montre chaque jour qu'une structure ne peut subsister dans un écosystème dégradé. Heureusement, de nombreux leaders refusent aujourd'hui le silence et choisissent la résistance constructive.

Le patronat français ne doit pas se laisser séduire par une illusion de stabilité. La "normalisation" de l'extrême droite est un mirage qui cache une radicalité profonde, incompatible avec les valeurs de responsabilité sociétale que nous portons.

Comment se positionner en tant que structure de l'impact ?

  1. Réaffirmer ses valeurs : faire de l'éthique et de l'ouverture des critères non négociables de sa stratégie.
  2. Agir sur le terrain : soutenir le tissu associatif local pour recréer du lien social et lutter contre le sentiment de délaissement.
  3. Incarner un autre récit : démontrer que l'économie peut être juste, inclusive et performante sans céder à la colère.

Le déclin n’est pas une fatalité. C’est en proposant un modèle désirable que nous rendrons les replis extrémistes obsolètes.

À la suite de Pascal Demurger, choisissons la résistance constructive. Cet engagement est partagé par des leaders qui refusent le silence :

  • En France : des voix comme Jean-Marc Borello (Groupe SOS), qui rappelle que face aux besoins de nos entreprises, l’immigration doit être perçue comme une « extraordinaire opportunité » de dynamisme plutôt que comme une menace, ou Eva Sadoun (Impact France), qui appelle l’entreprise à devenir un contre-pouvoir démocratique face aux nationalismes.
  • À l’international : ce combat est celui d'Yvon Chouinard (fondateur de Patagonia), poursuivant l’administration Trump en justice pour protéger l’environnement, ou de Ken Frazier (ancien directeur général de Merck, grand groupe pharmaceutique américain), démissionnant des conseils présidentiels pour dénoncer les discours de haine.
  • En Italie : le modèle des coopératives sociales prouve qu'une économie solidaire et rentable est le meilleur rempart contre le repli. Par leur ancrage territorial et leur démocratie interne, ces structures garantissent une qualité d’emploi et une proximité sociale que les entreprises traditionnelles peinent encore à égaler.

Rejoindre ce mouvement, c'est parier sur un modèle d'entreprise capable de conjuguer performance économique et cohésion. Construisons ensemble des projets qui font sens.


Vous aussi, vous pensez que l’impact social et environnemental doit représenter la boussole des entreprises ?

Construisons ensemble des projets qui font sens et qui renforcent notre cohésion.

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