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Les entreprises plus généreuses en fin d’année : réalité ou simple idée reçue ?

15/01/2026

Chaque année, l’automne et le début de l’hiver sont rythmés par plusieurs temps forts : le Mois de l’ESS en novembre, le Mois de la solidarité en décembre, le Giving Tuesday, ainsi que de nouvelles initiatives comme Diftember. Ces périodes favorisent la mobilisation, les dons et les prises de parole, mais elles soulèvent une question récurrente pour les associations comme pour les entreprises : la générosité des entreprises est-elle réellement plus marquée en fin d’année, ou relève-t-elle surtout d’un effet de communication ?

Les entreprises plus généreuses en fin d’année : réalité ou simple idée reçue ?

L’ESS célébrée… mais encore sous-financée

Le contexte actuel rend cette interrogation particulièrement sensible.

Comme le rappelait Benoît Hamon lors de l’ouverture du Mois de l’ESS 2025 :

« L’édition 2025 du Mois de l’ESS s’ouvre dans un climat contrasté : alors que la France accueille pour la première fois le Forum mondial de l’ESS, l’ESS française voit ses moyens drastiquement réduits. Ce paradoxe souligne combien notre modèle reste à défendre. »

Les chiffres sont éloquents : selon la Cour des comptes, l’ESS ne reçoit que 7 % des aides publiques aux entreprises, alors qu’elle représente 14 % de l’emploi privé en France.

Autrement dit, malgré un poids économique et social considérable, le soutien public reste structurellement limité. Dans ce contexte, le financement privé — et donc l’engagement des entreprises — devient un levier essentiel pour les associations.


Un pic de générosité fin d’année… confirmé

La saisonnalité des dons est un fait avéré.

Selon France Générositésplus de 40 % des dons annuels sont réalisés entre octobre et décembre, dont près de la moitié sur le seul mois de décembre.

Les entreprises suivent cette tendance. Le Giving Tuesday en est un exemple concret. En 2024, Microdon, entreprise de l’ESS spécialisée dans le don solidaire, a constaté +127 % d’inscriptions à l’arrondi sur salaire le jour du Giving Tuesday.

De nombreuses sociétés profitent de ces dates pour mettre en avant leurs dispositifs, mieux les faire connaître en interne et rappeler leur impact auprès des associations.

Résultat : la fin d’année agit comme un déclencheur, en rendant visibles les engagements, en facilitant la mobilisation interne et en accélérant certaines décisions budgétaires.


Un élan qui reste fragile

Ce tableau serait incomplet sans un autre constat, plus préoccupant : la générosité des particuliers marque le pas.

Dans un contexte économique, politique et géopolitique incertain, plusieurs études récentes de France Générosités montrent une baisse ou une stabilisation des dons des ménages. Les arbitrages se resserrent, les priorités changent, et les associations voient leurs ressources se fragiliser.

Le secteur appelle d’ailleurs, « à l’heure des discussions budgétaires », à ne pas toucher au cadre fiscal de la générosité, jugé indispensable pour maintenir l’équilibre du modèle.

Ainsi, les entreprises ne se contentent pas d’être “plus généreuses” en fin d’année : elles deviennent parfois un véritable pilier pour les associations en tension.


Le vrai enjeu : transformer le pic de générosité en engagement durable

Alors, réalité ou simple idée reçue ? La générosité en fin d’année existe, c’est certain.

Mais la vraie question va plus loin que décembre. Comme le souligne l’article de Microdon sur le Giving Tuesday : comment prolonger cet élan au-delà d’une date symbolique ?

Un don ponctuel, aussi précieux soit-il, ne remplace pas :

  • une relation construite dans la durée,
  • des collaborations alignées avec la stratégie de l’entreprise,
  • l’implication continue des collaborateurs,
  • des partenariats clairs et utiles pour les associations.

Autrement dit : ce n’est pas la générosité qui manque, mais souvent le cadre pour la structurer et la pérenniser.

Et maintenant ? Une responsabilité partagée

Dans un contexte de recul des financements publics et de fragilisation du tissu associatif, les entreprises ont un rôle central à jouer. Pas seulement comme “guichets de fin d’année”, mais comme acteurs pleinement intégrés à l’écosystème solidaire.

Une campagne nationale de communication sur l’ESS est prévue pour l’été 2026, un signal positif. Mais d’ici là, les besoins restent immédiats et concrets.

Vous souhaitez développer des projets solidaires ou structurer vos engagements RSE ?

Écrivons cette histoire ensemble : bonjour@soqo.fr

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