20/11/2025
Le 30 septembre, le Royal Monceau a accueilli le Forbes Sustainability Summit 2025. Organisé avec la fondation No More Plastic, l’événement a réuni entrepreneurs, scientifiques, investisseurs, associations et spécialistes du climat autour d’une question essentielle : comment construire un modèle de croissance plus éthique, plus juste et plus résilient ?
Chez Soqo*, nous avons choisi d’y participer pour prendre du recul sur notre mission : écouter, apprendre, débattre. Rencontrer celles et ceux qui, chaque jour, poussent les lignes. Et surtout observer comment les entreprises transforment réellement leurs intentions en preuves.
Dans un format confidentiel – une quarantaine de participants – voici ce que nous en avons retiré.
Un format intimiste (une quarantaine de participants) qui nous a donné envie de vous partager ce que nous en retenons.
La crise climatique n’est plus un horizon, c’est le présent.
Montée des eaux, disparition accélérée des coraux, franchissement d’un septième seuil planétaire, migrations climatiques… Les indicateurs sont alarmants, mais paradoxalement, l’écologie peine encore à mobiliser. Trop technique, anxiogène, perçue comme peu désirable.
L’explorateur Anthony Verlaine a rappelé que les impacts du dérèglement se ressentent à très court terme, entre 5 et 10 ans, notamment sur la santé des populations exposées au mercure. Une crise humaine avant d’être environnementale.
Ces constats nous aident à mieux identifier les territoires les plus vulnérables et hiérarchiser les actions philanthropiques et RSE que nous recommandons aux entreprises. Ils renforcent aussi notre conviction : parler de climat doit être concret, compétent, et mobilisateur, sans sombrer dans la culpabilisation.
Notre lecture : il faut rendre la transition attractive, expliquer sans simplifier à outrance, inspirer sans moraliser. Cela passe par plus de pédagogie, de récit et de mise en images des données scientifiques.
« La finance n’est jamais neutre. »
Cette idée, défendue par Maud Caillaux – Green Got, Thomas Launay – Bpifrance et Fanny Picard – Alter Equity, a résonné fortement.
L’argent n’est pas un outil passif : il oriente les modèles économiques de demain.
Green Got gère aujourd’hui plus de 200 millions d’euros, sans financer les énergies fossiles, et reverse 5 % de son chiffre d’affaires à des projets environnementaux.
Mais le manque d’éducation financière et de soutien politique ralentit encore la transition.
Ces échanges renforcent notre conviction : chaque euro investi a un impact, et guider les choix financiers de nos clients vers le réemploi, l’insertion ou la réduction des déchets est essentiel. La transition n’est pas qu’une affaire d’intentions : elle dépend aussi de l’allocation des ressources.
La mer, fil rouge de cette édition, a été présentée comme la première victime du réchauffement, mais aussi l’un de nos meilleurs leviers de résilience.
Philippe Cousteau a dévoilé son projet de “blue tech” Voyacy Regen, qui vise à restaurer 1 000 km de récifs coralliens d’ici 2030.
La marque La Mer, via son Blue Heart Oceans Fund, finance des programmes scientifiques et de sensibilisation.
Leur message est clair : la durabilité ne peut plus être périphérique au business model.
Romain Troublé – Tara Ocean a également insisté sur l’importance de la science ouverte. Sans partage des données, aucun progrès collectif n’est possible.
Ces réflexions font écho à notre travail : encourager les entreprises à identifier l’origine de leurs matières premières, comprendre leur chaîne de valeur, rencontrer leurs fournisseurs. Car préserver les ressources, c’est protéger les fondements même de leur activité.
L’arrivée prochaine de la Paris Climate School souligne un besoin clé : former les futurs décideurs à une lecture transversale des enjeux – économique, politique, environnementale.
Aux côtés de Ludovic du Plessis (Maison Telmont), Ariane Joab-Cornu a insisté sur la nécessité de partir de situations concrètes issues d’entreprises, pour rendre l’apprentissage opérationnel.
Une vision qui rejoint pleinement notre manière d’accompagner nos clients : faire en sorte que tous les métiers – production, design, marketing, logistique – comprennent et intègrent les enjeux de durabilité.
Nous voyons notre rôle comme une mission de transmission, non de dépendance. L’objectif : rendre nos partenaires autonomes, capables d’agir de manière responsable et systémique.
Le sommet a également exploré des thématiques passionnantes à la croisée du design, de la technologie et de l’éthique.
Le talk « Fashion Reimagined » a mis en avant des pionnières comme Julie Pelipas – Bettter et Maya Persaud – Espero Atelier, qui œuvrent à rendre l’upcycling attractif dans une industrie encore très linéaire.
La conférence « Artificial Integrity », animée par [Angélique Gérard] et [Hamilton Mann], a abordé les biais de l’IA, sa consommation énergétique et les enjeux de transparence.
Des sujets qui résonnent directement avec nos actions : normaliser le réemploi dans l’événementiel et la mode, et imaginer une IA sobre, éthique et cohérente avec nos engagements.
Le Forbes Sustainability Summit 2025 a rappelé une chose essentielle :
nous n’avons plus le luxe des engagements flous.
Face à l'urgence climatique, à la vulnérabilité du vivant et à l’augmentation des inégalités, les entreprises doivent passer du symbolique au structurel.
Les débats sur le financement responsable, l’éducation systémique, la protection des écosystèmes, l’upcycling ou l’IA responsable montrent que :
Parce que le système ne changera pas sans celles et ceux qui le bousculent de l’intérieur, nous continuerons à accompagner les entreprises qui ont pris conscience des enjeux et qui souhaitent faire mieux.

